Comment trouver un travail le plus facilement possible ou changer de poste ? Le networking est la réponse ! Mais comment créer son réseau et l’entretenir même quand on n’a aucune base pour commencer ?

Aujourd’hui, je me transforme en mère Castor pour te raconter l’histoire de mon arrivée en Suède. Mais l’idée n’est pas de parler de moi pour parler de moi. C’est surtout de te montrer tout l’intérêt du networking et comment l’utiliser correctement.

Ma recherche d’emploi à mon arrivée en Suède

Je teste la méthode traditionnelle : l’envoi de CV

Quand je suis arrivée en Suède, j’avais quitté mon travail en France et je débarquais avec seulement deux valises. J’ai cherché du travail pendant un moment. J’étais ingénieure et chercheuse, je me disais que ça ne devait pas être si compliqué que ça et j’ai envoyé des CV un peu partout.

Malheureusement, je recevais systématiquement la même réponse. Tu la connais probablement : « malgré les qualités de votre profil, nous ne pouvons répondre favorablement à votre demande/nous ne sommes actuellement pas à la recherche de candidats/nous avons retenu quelqu’un d’autre pour ce poste » et bla bla bla.

Je ne passais pas les premières sélections, je n’arrivais même pas à obtenir un entretien et je me demandais vraiment comment j’allais faire.

Je change de méthode : j’appelle les entreprises

Alors j’ai décidé de changer de méthode. J’ai commencé à appeler directement les entreprises pour leur expliquer que j’allais postuler, que j’avais telle et telle qualité pour le poste, que je possédais telle et telle expérience, etc. Je me suis dit que ça fonctionnerait mieux avec un contact téléphonique.

Mais toujours pas !

Sache que concrètement, les recruteurs passent 30 secondes sur un CV et le mien n’avait franchement rien de particulier. Alors je n’allais pas le colorer en rose comme Elle Woods, mettre des fleurs dessus ou le parfumer pour attirer l’attention.

Ce qui manquait, c’est que mon nom ne disait rien au recruteur. Il ne l’avait jamais vu ou entendu auparavant. Dis-toi que le recruteur essaie de prendre le minimum de risque quand il cherche quelqu’un à embaucher. Dans sa pile de CV, il privilégiera donc les noms qu’il connaît ou des personnes ayant une expérience en béton.

Si tu es jeune diplômée ou avec peu d’ancienneté, tu ne pourras pas miser sur ton expérience. Tu pourras évidemment mettre en avant pleins d’atouts, comme j’ai essayé de le faire en appelant les entreprises. Mais ces arguments ressortiront beaucoup mieux pendant l’entretien d’embauche, pas avant.

Le tout c’est de réussir à passer cette étape et de donner envie au recruteur de te parler directement sans qu’il ait le sentiment de prendre un risque.

Je trouve enfin la solution : le networking

Nouveau changement de stratégie pour moi. Pour ressortir de la pile de CV, j’ai commencé à comprendre que le networking était la clé. Je me suis donc mise à networker en Suède.

Alors évidemment, au début je me suis demandée : « mais comment je vais faire ça ? Je ne connais littéralement personne ! » Je connaissais mon petit ami, qui était suédois, quelques amis à lui mais qui n’évoluaient pas du tout dans le même milieu que moi. Et c’est tout !

Croire que je ne connaissais personne était ma première erreur.

Tu connais toujours des gens autour de toi. Le networking, ce n’est pas uniquement des événements d’afterwork où tout le monde boit du champagne en étant tiré à quatre épingles. Enlève-toi ça tout de suite de la tête ! Ces événements-là, c’est probablement le pire du networking. C’est là que ça fonctionne le moins parce que tout le monde vient pour vendre quelque chose ou lui-même. Personne n’est là pour donner sincèrement.


Le networking, comment ça marche ?

Parle de ce que tu cherches à tes proches

Parle de ce que tu veux faire à tout le monde ! Au début commence par tes amis. Ça te donnera l’habitude de pitcher ce que tu veux faire avec le fameux Elevator Pitch. C’est être capable de dire ce dont tu as envie, ce que tu veux et ce que tu peux apporter en quelques minutes seulement pour quelqu’un qui n’a pas le temps.

En plus de t’entraîner, tu ne peux jamais savoir : ils ont peut-être une connaissance eux-mêmes qui peut t’aider. Et si c’est le cas, accepte. De manière générale, accepte toutes les propositions de networking quand tu cherches du travail ou quand tu networkes activement pour une raison ou pour une autre. Toutes les propositions sont bonnes à prendre.

D’ailleurs je t’en fais une tout de suite, j’ai lancé un groupe Facebook fermé, non mixte, uniquement dédié aux abonnés de PowHER ta carrière. C’est une possibilité de networker et de se soutenir entre Girl Boss. Rejoins-nous !

Ne t’arrête jamais de networker

L’autre conseil que je peux te donner, c’est de networker tout le temps et pas seulement quand il te faut quelque chose. Pour que le networking soit le plus efficace possible quand tu as besoin d’un poste, il faut que tu aies déjà mis de l’eau dans le moulin de ton networking personnel, que tu aies donné avant de recevoir. Je parle de soutien, de conseils, simplement d’avoir été là pour qu’on soit là en retour pour toi.

Le networking, c’est d’abord de l’investissement (en temps) avant de récupérer son retour sur investissement. Donc même si tu n’as besoin de rien en ce moment mais que tu as un peu de temps pour aider, n’hésite pas à rejoindre le groupe PowHER ta carrière pour soutenir des femmes qui un jour seront là pour toi.

Élargis tes horizons : networke partout où tu vas

Pour en revenir à mon histoire et pour la terminer, à mon arrivée en Suède et voyant que les méthodes traditionnelles ne fonctionnaient pas, j’ai essayé d’élargir mes horizons même dans le networking.

Je suis française et je viens d’une école qui s’appelle l’INSA. J’ai commencé par là. J’ai parlé avec des français et j’ai discuté avec des gens de mon école qui avaient vécu en Suède. Les deux réunis m’ont permis d’aller à plus d’entretiens que je n’avais réussi à obtenir jusqu’à maintenant !

J’ai aussi pris des cours de danse pour m’amuser et avoir une activité en dehors de ma recherche d’emploi, mais aussi pour connaître des gens. Tu vas me dire : rien à voir et pourtant.

J’ai continué à networker simplement en discutant de ce que je faisais et ce que je recherchais. C’est facile, les gens demandent souvent ce que tu fais dans la vie et ça m’a permis de décrocher deux autres entretiens d’embauche.

Au bout du compte, j’ai trouvé mon premier emploi en Suède en me rendant à un événement conseillé par un ami du cours de danse qui travaillait à la chambre de commerce de la Suède de l’Ouest.

A cet événement, j’ai discuté avec une dame en entamant la conversation avec un compliment parce que je trouvais sa veste orange magnifique. Il se trouve qu’elle faisait partie de l’unité dédiée aux expatriés de la chambre de commerce de la région. Elle m’a parlé d’un événement se tenant à Stockholm et a fait en sorte que la région me sponsorise les billets de train pour y aller. C’est comme ça que j’ai rencontré mon premier employeur en Suède, disposé à engager des personnes non natives.

Tout ça pour te dire que le networking peut venir de partout et qu’il ne faut pas s’arrêter aux personnes qui travaillent dans le domaine que tu vises. Continue de raconter ton projet à tout le monde, rêve grand, viens nous le raconter dans le groupe Facebook et on verra comment on peut t’aider.

Et si tu ne sais vraiment pas comment faire et que tu as besoin d’une aide personnalisée pour apprendre à networker, à faire ton Elevator Pitch ou à combattre ton syndrome de l’imposteur, n’hésite pas à prendre un coaching avec moi. On abordera tout ce qui te bloque pour te permettre de prendre confiance et de mener ta carrière comme la Girl Boss que tu es !